Bergson, Henri

Débat_aristote_platon
Débat_aristote_platon
Henri Bergson, Portrait en 1927 (Le bonheur).

« L’effort est pénible, mais il est aussi précieux, plus pré­cieux encore que l’œuvre où il aboutit, parce que, grâce à lui, on a tiré de soi plus qu’il n’y avait, on s’est haussé au-dessus de soi-même. »

Henri Bergson (1859-1941) est un philosophe français majeur, associé au spiritualisme et à une critique du rationalisme mécaniste.
Il distingue le temps scientifique, mesurable et abstrait, de la « durée », temps vécu intérieur, continu et qualitatif. Selon lui, l’intelligence analyse et découpe le réel, mais seule l’intuition permet de saisir le mouvement vivant de la conscience.
Dans L’Évolution créatrice (1907), il développe l’idée d’un « élan vital », force créatrice traversant la vie et expliquant l’évolution. Il critique les conceptions déterministes et matérialistes qui réduisent le vivant à une mécanique.
Sa philosophie valorise la liberté comme création imprévisible de soi dans le temps.
Dans Matière et mémoire, il réfléchit aux rapports entre corps, mémoire et conscience. Il distingue mémoire-habitude (automatique) et mémoire pure (souvenir vécu).
Son œuvre influence la phénoménologie, l’existentialisme, la psychologie et la littérature.
Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1927 pour la qualité de son œuvre philosophique et stylistique.
Parmi ses thèmes centraux : la conscience, le temps, la création, la vie et la liberté.

Le sujet

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Culture