Plan dialectique N1

Débat_aristote_platon
Débat_aristote_platon

Le plan dialectique d’une dissertation philosophique doit être structuré et composé de trois parties [thèse] [antithèse] et [thèse] afin d’animer un débat sur le sujet. Chaque argument doit faire l’objet d’une sous partie.

« Le bonheur est-il un idéal inaccessible ? »

[Réponse 1] Oui, le bonheur est un idéal inaccessible.
Elle s’oppose à :
[Réponse 2] Non, le bonheur n’est pas un idéal inaccessible.

Débat en philo

[Thèse] → Oui/non
[Antithèse] → Non/oui
[Thèse] → Oui et prendre position

[Argument] – faible en première partie : c’est celui qui est facilement réfutable. Les arguments faibles sont ceux qui énoncent des opinions communes sans réflexion approfondie et qui reposent sur des définitions peu élaborées du sujet. Les arguments faibles doivent être mis dans la première partie et suivie d’une objection. Ces arguments reposent sur des idées évidentes, mais fausses ou incomplètes.

[Argument] – fort en troisième partie : c’est celui qui repose sur une définition élaborée ou complexe du terme ou des termes du sujet, ainsi que sur un raisonnement complexe mobilisant plusieurs notions. Les arguments forts doivent progresser de manière de plus en plus convaincante. Ils doivent montrer votre positionnement sur le sujet.

  • Accroche (facultative)
  • La problématique avec une première définition des termes du sujet
  • Rappel du sujet
  • Une annonce de plan
  • Mal formuler l’antithèse : c’est-à-dire en formulant une thèse de manière négative. Pour éviter cela, appliquer le concept [Réponse 1 Oui] + [Réponse 2 Non].
  • Ne pas voir le présupposé du sujet : le [Présupposé], c’est l’hypothèse que le sujet vous demande d’admettre.
  • « Un homme libre est-il nécessairement heureux ? ». On doit admettre ici que l’homme est libre pour vous demander si le fait d’être libre rend toujours les hommes heureux ou non.
  • Traiter les notions du sujet séparément : faire des parties qui ne répondent pas au sujet dans son intégralité, mais traitent seulement des morceaux du sujet.
  • Exemple : « Un homme libre est-il nécessairement heureux ? ». I La liberté → Hors sujet ; II Le bonheur → Hors sujet ; III La liberté et le bonheur

[Argument] traite un cas général

[Exemple] traite un cas particulier

  • Une dissertation doit se décomposer en trois parties.
  • Chaque partie doit comprendre au minimum deux arguments (privilégier qualité à la quantité).
  • Réserver les [Arguments] faibles pour la 1ʳᵉ partie et les [Arguments ] forts pour la 2ᵉ et 3ᵉ partie.
  • Car, le système argumentaire doit progresser, voire se complexifier.
  • L’argument par déduction
  • L’argument par induction
  • L’argument circonstanciel

[Thèse] Nous allons voir à présent que nous ne sommes pas réellement libres [sens !]
[Argument] car nos choix sont en réalité déterminés par le milieu social dans lequel nous évoluons.

[1] Définir ce dont on parle. En effet, nous pouvons nous croire libres par notre capacité à faire des choix. C’est-à-dire notre libre arbitre [définition 1], qui nous donne le sentiment que nous sommes à l’origine de nos décisions.
[2] Définir ce dont on parle. Mais, en réalité, cette liberté n’est qu’une illusion [ transition]. Parce que nos choix sont déterminés, autrement dit, ici influencés [définition 2 : déterminé] ou causés par notre milieu social.
[3] Reformuler. Cela signifie que nous seul et notre raison ne sommes pas à l’origine de nos choix [reformulation]. De même, ce qui cause nos choix, c’est aussi la pression souvent inconsciente de notre milieu social, à savoir de notre famille, de notre entourage de manière générale.
[4] Par exemple, nous pouvons penser à un élève de terminale qui doit choisir les études dans lesquelles il veut s’engager, peut-être influencé par sa famille. Sans doute que la profession de ses parents et les idées qu’ils ont sur ce qu’est un bon métier vont peser dans sa décision, consciemment ou inconsciemment.

[1] [Preuves] : Faire référence à un auteur ou rappeler des études scientifiques.
[2] [Référence] : Le sociologue français Pierre Bourdieu a ainsi démontré que […] Or, selon Bourdieu[…].
[3] [Exemple] : Il sera plus facile pour un adolescent d’obtenir un stage dans le secteur de la mode si sa famille connait des personnes dans ce secteur. Ainsi, le réseau de sa famille va lui procurer des possibilités de choix que tout le monde n’a pas. C’est ce qui explique, pour Bourdieu [développement et référence], que statiquement, beaucoup d’enfants choisissent des professions similaires ou proches des professions de leur parent.

Rappeler pourquoi ce que vous avez dit répond au sujet.
Ainsi, les moyens financiers, la culture et le réseau de la famille influencent grandement les choix que font ou peuvent faire les membres de cette famille. C’est pourquoi, on peut considérer que nous ne sommes pas réellement libres car notre milieu social influence nos choix.